Tech, data & cybersécuritéCybersécurité

Cybersécurité. La connaissance des failles ne s'écrit pas toujours.

Cartographie réelle des risques, incidents passés, réflexes de réponse : un savoir critique concentré sur peu de personnes.

SOC, RSSI et équipes sécurité, de 5 à 200 personnes.

Le problème

Ce qu'une organisation perd quand son RSSI s'en va.

L'inventaire existe, la politique de sécurité est écrite, les tableaux de bord tournent. Ce qui part, c'est l'écart entre cette documentation et la réalité du réseau.

Cartographie

L'écart entre le schéma et le réseau réel

Les dépendances effectives, les interconnexions héritées d'une fusion, les systèmes que personne n'a jamais inventoriés. La carte officielle ne correspond jamais à ce qui est branché, et une seule personne connaît la différence.

Dérogations

Les risques acceptés que plus personne n'assume

Une application maintenue malgré une vulnérabilité connue, parce que la corriger coûtait plus cher que le risque estimé. La décision était raisonnable. Après le départ, il ne reste qu'une vulnérabilité sans propriétaire.

Incidents

Ce qu'on a compris la dernière fois

Le ticket décrit la remédiation. Il ne décrit ni l'hypothèse écartée, ni le signal qui a mis sur la piste, ni ce qu'on ferait autrement. Au prochain incident du même type, l'équipe repart de zéro.

Le vivier, chiffré

15 000

Postes de cybersécurité vacants en France. Remplacer un RSSI prend des mois, pendant lesquels la cartographie réelle n'existe nulle part.

OPIIEC et ANSSI

Ces trois pertes n'exposent ni au même risque ni dans le même délai. Voici comment les hiérarchiser.

Le diagnostic

Quels savoirs sont les plus exposés dans votre organisation.

Ce tableau se remplit en une réunion. Vous en sortez avec la liste de ce qui disparaîtrait au prochain départ, dans l'ordre où il faut le traiter. Il vous appartient, même si nous n'allons pas plus loin ensemble.

CritèrePorté parDocumentéCoût si la personne part
Cartographie réelle de l'expositionUne à deux personnesInventaire théoriqueAngle mort exploité
Historique des incidents et de leur traitementL'équipe SOCTickets, sans l'analyseRéponse plus lente au prochain incident
Dérogations accordées et leurs justificationsLe RSSIPartiellementRisques acceptés que personne n'assume plus

Cartographie réelle de l'exposition

Porté par
Une à deux personnes
Documenté
Inventaire théorique
Coût si la personne part
Angle mort exploité

Historique des incidents et de leur traitement

Porté par
L'équipe SOC
Documenté
Tickets, sans l'analyse
Coût si la personne part
Réponse plus lente au prochain incident

Dérogations accordées et leurs justifications

Porté par
Le RSSI
Documenté
Partiellement
Coût si la personne part
Risques acceptés que personne n'assume plus
Le déroulé d'une mission

De la première visite à la mise en service.

Les entretiens sont menés par quelqu'un qui a tenu un poste de sécurité. C'est ce qui permet de relancer sur une dérogation qu'un RSSI juge trop évidente pour l'expliquer, et de recueillir une fragilité sans que la personne se sente mise en cause.

  1. Avant

    Une demi-journée sur site pour cadrer

    Nous listons avec vous les personnes à interroger et les sujets à écarter : toute vulnérabilité non corrigée et son mode d'exploitation, les secrets et configurations de sécurité, les tests d'intrusion en cours de remédiation. Vous validez ce périmètre avant le premier entretien.

  2. Pendant

    Les entretiens se tiennent en salle sécurisée

    Sur site, sans capture d'écran ni enregistrement des configurations, sur plusieurs séances. La personne montre autant qu'elle explique, et l'expert relance sur ce qu'elle a sauté parce que cela lui paraissait évident.

  3. Ensuite

    Vos documents sont rattachés aux réponses

    Vos analyses de risque et vos comptes rendus d'incident existent déjà, mais personne ne sait lequel s'applique à quel cas. Ils sont rattachés aux explications qui leur donnent leur sens, au lieu de rester rangés à côté.

  4. À la fin

    La personne interrogée relit et valide

    Rien n'est mis à disposition de vos équipes sans son accord. C'est la condition pour qu'elle parle librement pendant les entretiens, et c'est ce qui sépare un recueil d'un contrôle.

Une fois les entretiens terminés, voici ce qu'une équipe a devant elle pendant une astreinte.

Le produit, dans votre SI

Ce que l'équipe doit savoir avant la prochaine crise.

Le patrimoine, c'est l'outil interne qui contient leurs réponses et vos documents de gouvernance, et que vos équipes interrogent en français.

Patrimoine cognitif · sécurité

Quels accès de secours et quelles vulnérabilités tolérées sur le périmètre industriel ?

Voix du RSSI sortant

Le compte de secours hors annuaire est scellé chez le prestataire d'infogérance, procédure d'ouverture à deux personnes. Deux vulnérabilités sont tolérées en connaissance de cause : l'automate de la ligne 2, non patchable sans arrêt de production, isolé par VLAN et surveillé en flux ; et l'accès distant du fournisseur de maintenance, restreint à une plage horaire et journalisé depuis l'incident de 2022 .

Sources

Entretien de passation du RSSI · sept. 2025Registre des risques acceptés · rév. 2024

2 sources · validé par l'auteur · mise à jour sept. 2025

Interface illustrative

Ce qu'on peut lui demander

Le type de questions auxquelles le patrimoine répond.

  1. 01Quels systèmes ne sont couverts par aucune supervision ?
  2. 02Comment a-t-on traité l'incident de 2023, et qu'en a-t-on tiré ?
  3. 03Quelle dérogation a été accordée à cette application, et jusqu'à quand ?
  4. 04Qui appeler chez cet éditeur en cas de compromission ?

L'accès se restreint par profil et par besoin d'en connaître. Un patrimoine de sécurité est utile et concentrant pour la même raison.

Le périmètre du recueil

Ce qui entre dans le patrimoine, et ce qui n'y entre jamais.

La directive NIS 2 impose de documenter la gouvernance du risque et la gestion d'incident. Le recueil produit cette documentation, en excluant strictement ce qui décrirait une vulnérabilité exploitable.

Recueilli et consultable

  • L'écart connu entre l'inventaire et le réseau réel
  • Les dérogations accordées, leur motif et leur échéance
  • Le raisonnement suivi lors des incidents passés
  • Les interlocuteurs à joindre chez chaque éditeur

Exclu, sans exception

  • Toute vulnérabilité non corrigée et son mode d'exploitation
  • Les secrets, clés et configurations de sécurité
  • Les rapports de tests d'intrusion en cours de remédiation
  • Ce que la personne refuse de voir figurer

Le cadre juridique

NIS 2 et besoin d'en connaître

La directive NIS 2, transposée en France, impose aux entités essentielles et importantes de documenter leur gouvernance du risque et leur gestion d'incident. Un patrimoine de savoir sécurité est utile et dangereux pour la même raison : il concentre. L'accès se restreint donc par profil et par besoin d'en connaître, l'hébergement reste chez vous, et les éléments qui décriraient une vulnérabilité exploitable sont exclus du périmètre.

Les questions fréquentes

Les questions que se posent les équipes techniques.

Concentrer ce savoir dans un outil crée un risque en soi.
C'est exact, et c'est pourquoi le périmètre exclut par principe toute vulnérabilité non corrigée et tout secret d'infrastructure. Ce qui est recueilli, c'est la gouvernance : pourquoi telle dérogation a été accordée, ce qu'on a compris d'un incident. L'accès se restreint par profil, le patrimoine reste hébergé en France, dans votre espace isolé, et les consultations sont tracées.
NIS 2 nous impose déjà une documentation complète.
Elle impose de documenter la gouvernance du risque et la gestion d'incident, et c'est précisément ce que la plupart des organisations produisent en fin d'exercice, de mémoire. Le recueil fait le travail à la source, auprès de ceux qui ont pris les décisions, pendant qu'ils sont encore là pour les expliquer.
On a déjà un wiki. Pourquoi ne suffit-il pas ?
Le wiki documente le quoi et le comment, et vieillit plus vite que le code. Il ne contient jamais les impasses, les échecs de conception ni les vulnérabilités tolérées : personne ne consigne de lui-même les fragilités d'un système dont il est responsable. C'est l'entretien par un pair qui libère cette parole.
L'IA générative ne peut-elle pas documenter le code elle-même ?
Elle explique la logique locale. Elle ne peut pas deviner qu'un module contourne la faiblesse d'un partenaire, ni qu'une API a été dégradée pour un client. Le code est la traduction finale d'une décision humaine ; la décision n'y est pas.
Où sont hébergées nos sources et notre patrimoine ?
En France, dans un espace isolé de ceux des autres clients, en circuit fermé : aucune réutilisation pour entraînement de modèles publics. Le patrimoine reste votre propriété exclusive.
En quoi est-ce un enjeu de valorisation ?
En due diligence, une société dont l'exploitation repose sur son fondateur technique se paie en décote et en earn-out rallongé. Un socle où le raisonnement d'architecture est consultable et sourcé défend le multiple.

Votre défense repose sur une personne ?
C'est la première vulnérabilité à traiter.

Évaluer mon risque